“Il n’est que folie que de vouloir cartographier un monde sans fin !”

Ce sont les mots qui nous furent adressés d’innombrables fois.

Aussi loin que mémoire d’homme se souvienne, les Races ont toujours eu la prétention de détenir une compréhension correcte du Monde.

Nous ne sommes guère différents. Pour nous, la compréhension de ce dernier provient de sa cartographie. Ce n’est qu’en étant capables de définir où nous existons que nous pouvons prétendre à le comprendre.

Ainsi, nous nous sommes attelés à cette œuvre.

Cependant, alors que nous progressions, que nous dessinions et laissions nos jambes nous porter toujours plus loin, nous nous sommes heurtés à un obstacle : l’interprétation que les Races faisaient de nos cartes.

Certains en contaient l’histoire. D’autres l’appartenance. Et tant d’autres encore.

Nous ne savons plus qui, parmi nous, commença le premier à noter ces interprétations, puis à les croiser avec d’autres afin d’en tirer la vision la plus réaliste possible. Mais avec lui, en plus des cartes, nous commençâmes à inclure les histoires locales, les cultures des civilisations rencontrées, les pays traversés et plus globalement, l’Histoire.

“Il n’est que folie que de vouloir cartographier un monde sans fin !”

Non. La vraie folie est de vouloir consigner l’ensemble du Monde.

Mais c’est maintenant notre vocation.

Que cet atlas, qui n’en porte plus que le nom, consigne le Monde dans son intégralité.