Le Nov El Maria est un ouvrage scientifique publié par l’Institut Magique de Draicht et écrit par la professeure Fhirinne don Cean.
Il fut publié pour la première fois en l’an 20 de Nej, cyclant en 1, sa publication eut l’effet d’un séisme dans la communauté savante de Larandia.
Bien qu’il n’apportât presque aucune découverte majeure, sa reclassification et réinterprétations des connaissances accumulées s’avèrent encore pertinente à ce jour, faisant de cet ouvrage une des pierres angulaires de la compréhension systémique de la magie actuelle.
Extrait
Nous avons fait le choix de n’inclure que ce que nous considérons comme des extraits pertinents dans leurs descriptions des mécanismes qui régissent notre Monde. Si vous souhaitez consulter l’ouvrage dans son intégralité, nous vous invitons à vous le procurer par vos propres moyens.
Introduction
Mana, iochiki, ymokos, essence, aura, qi, force interne, énergie spirituelle, veines de la vie, sang d’Eraston, bénédiction, lignes telluriques, éther, don de dieu, manifestation de soi, volonté, miasme, planeamh, ainmeamh, …
Agaçant n’est-ce pas ?
Autant de mots pour parler de la même chose.
C’est le sujet que cet ouvrage va aborder pour vous.
De L’Ether
L’Ether est très probablement l’un des cas d’hallucination collectif les plus intéressants pouvant être étudié.
Nombre de nos théories et compréhension sont construites sur une substance dont tout le monde semble reconnaitre l’existence, mais que personne n’a su prouver. Pire, que personne ne semble vouloir même prouver.
Au fil de mes nombreuses consultations, il semblerait que seul LeRoir ait eu la décence d’esprit de considérer ses recherches comme incomplètes de par son inaptitude à prouver l’existence de l’Ether.
Néanmoins. Aussi affligeant que le manque de preuve soit, il convient de statuer sur ce qui a été démontré, compilé et ce que l’on peut en conclure.
Premièrement, on identifie bien deux types de produits magiques. Un issus des familles végétales et un autre issus de tous les autres vivant, qui ne sont pas considérés comme végétaux. Par souci de représentation, nommons les respectivement « mana sève » et « mana sanguin ».
Par ailleurs, les dryades sont considérer comme des végétaux.
Et nous avons là notre premier problème.
Depuis des siècles, toute la communauté savante s’est focalisée sur le fait que « mana sève » et « mana sanguin » étaient des produits. Enfin, ils peuvent remercier LeRoir pour leur avoir mâché le travail à ce niveau là, mais je suis sur que ce dernier vous regarderait avec mépris en vous voyant faire la même erreur qu’il avait faite.
Dans ses publications, tout le monde d’alors s’est concentré sur le fait que le « mana sève » et le « mana sanguin » étaient des produits.
Ils sont tous passés à coté du point important.
LeRoir n’a énoncé que deux cas où il a constaté ce phénomène : les végétaux et les autres vivants. Pas de minéraux. Pas d’entité spirituelle. Rien d’autres. En d’autres termes, des existences vivantes.
Je pense donc pourvoir statuer sur ce point assez clairement :
Que l’Ether soit le substrat miracle que vous cherchez ou non, les « mana sève » et « mana sanguin » sont des produits magiques produits par le vivant de ce monde, à partir de ce fameux substrat encore non démontré.
Et ces produits sont ce que nous utilisons pour nos différents arts, pratiques, et ingénierie magique.
Des Cours Telluriques
Les cours telluriques.
J’aurais préféré les nommer « rivières souterraines », mais cela aurait porter à confusion avec les vrai rivières des Souterrains.
Gehart Maytz. Son plus grand exploit fut de prouver que les lignes telluriques étaient constituées de mana sève altéré par l’environnement terrien.
Son plus grand échec fut de ne pas y poser un nom propre.
Par sa faute, des termes comme lignes de ley, veines de vies, ligne de sang du dragon et bien d’autres coexistent et portent à confusion, certains pensant que ces termes désignent des phénomènes différents.
J’ai donc optée pour cours telluriques.
Je ne vais pas plus m’épancher sur ce qu’elles sont, Maytz, dans son obsession, ayant fait un très bon compilé expérimental.
Néanmoins, en voici les grandes lignes :
Les végétaux, à partir d’un substrat inconnu, produisent du mana sève.
En fonction des familles de végétaux, ce mana sève varie d’une famille à l’autre.
Parmi ces variations de mana sève, une partie d’entre eux sont évacués par les racines et, semblables à de l’eau, s’enfoncent dans les sols et s’altèrent en fonction de la nature du dit sol.
À une profondeur variable selon la nature des sols et d’autres paramètres encore mal compris, le mana sève forme des cours telluriques pouvant soit être des cours dans des cavités souterraines, soit des cours complétement caché, semblable aux nappes phréatiques.
Il est cependant important de pointer, malgré les certitudes de beaucoup, qu’il n’y a aucune preuve sur une possible logique sur les tracés que suivent les cours, où ils s’accumulent et d’autres. Et qu’il n’y en a pas plus pour en démontrer l’absence de logique.
Des cristaux magiques
Par où commencer ?
Je ne pensais plus avoir à lire autant de sottises après avoir épluché toutes les théories sur l’Ether, mais visiblement, je me trompais.
Non, les cristaux ne sont pas des larmes divines.
Commencez par prouver l’existence de vos divinités.
Non, il n’y a aucune preuve qu’il s’agissent d’esprit décédé, pour tant soit peu que ce concept existe pour eux.
Et non, le fait qu’ils semblent surtout apparaitre dans des environnements riches en faune et flore n’est pas suffisant pour en conclure qu’ils apparaissent suite à l’accumulation de restes biologiques.
Parmi tous les soi-disant savant que j’ai lu, Kaya Yuci est le seul à avoir laisser une méthodologie exploitable.
Quel honte qu’il fut banni de sa communauté et que l’une des rares copies se trouvait à Furarta. J’ai perdu bien trop de temps à les convaincre de me laisser accéder à leurs archives.
[…]
Pour résumer, voici ce que Yuci à réalisé et en à déduit :
Réduit en poudre encore et encore et mélangé à de l’eau, le mélange obtenu à des propriétés extrêmement proches du mana sève.
En tant que Gnome, il avait un avantage que nous, humain, ne pouvons qu’envier. Réaliser des expériences durant dans le temps.
Dans une terre aride, dépourvu de présence de cristaux, il y plantant nombre de plants provenant de région abondante en cristaux.
[…]
Quelque deux cents plus tard, il vit finalement des cristaux apparaitre à la surface. Il pris donc une pioche, et découvrit des veines de cristaux. Bien que pas aussi abondants que le milieu d’origine des plants, probablement à cause de l’environnement différents, des cristaux étaient bien apparus.
[…]
Ainsi, les cristaux sont une étape suivante au mana sève, parallèles aux cours telluriques. La différence étant que les familles de végétaux responsables du mana sève conduisant à ces cristaux semblent avoir un mana légèrement différent de ceux qui sont responsables de la formation des cours telluriques.
En effets, leurs mana sève semblent moins dense, ou moins lourd, ou moins perméable, ce qui résulte en sa stagnation dans les sols et en sa cristallisation.
Puis sous l’effet de la pression des sols, ils finissent par percer à la surface.
[…]
Je ne peux réellement pas comprendre comment ces travaux ont put être rejeter quand il les eut présentés.
Du mana sève volatile
Je dois bien admettre que ce cas fut bien plus compliqué à élucider.
En plus des innombrables termes existant pour le désigner, avec le recul, il présente tellement de caractéristique et manifestation qu’il était difficile de pourvoir les considérer comme ayant la même origine.
Fort heureusement pour moi, après avoir consulté nombre d’index de la bibliothèque, il s’avère qu’il s’agissait du sujet de recherche de l’un de mes alumni.
[…]
Ainsi, on peut résumer ces recherches comme tel :
Le mana sève volatile est une troisième variante possible du mana résultant des végétaux.
Contrairement à celui responsable des cours telluriques et de celui qui cause la formation des cristaux, dont les deux sont relâchés par les racines, ici, il est relâché par les feuilles des végétaux.
On peut donc comparer cette manifestation à la lourdeur présente dans l’air avant ou après un épisode pluvieux.
Dire que j’en serait réduite à ce genre de comparaison.
Quant aux nombreuses formes de manifestations documentées, ces dernières proviennent de l’environnement dans lequel cette sève volatile est relâché, mais aussi de la nature de la famille végétale.
Du mana sanguin et de son apparente universalité entre les Races
Encore une fois, je ne peux que me sentir désolée envers LeRoir dont ses contemporains ont été incapables de saisir la vrai nature de ses recherches.
Son erreur fut probablement d’avoir produit nombre de travaux qu’il jugeait lui même comme des échecs de la démonstration de l’Ether pour que d’autre n’aient pas à le faire.
Quel gâchis.
Au cours de ses recherches, bien qu’il n’en n’exploita pas plus la piste, il mit en lumière un détail, un détail des plus importants.
Son… « sujet d’étude », le maitre-lame Rick, était selon les sources, un Uliath, c’est à dire une espèce cousine des humains, mais néanmoins différente.
Et LeRoir réussit à lui faire utiliser des sortilèges conçus pour fonctionner avec du mana humain.
A bien y penser, j’ai failli commettre la même erreur que lui.
Failli.
J’ai posé comme fait que les vivants, autre que les végétaux, produisaient du mana sanguin. Et alors que j’ai finalement démontré les variations au sein des végétaux, je n’ais pas essayé de transposer ce raisonnement au mana sanguin.
Cependant, même si le rapprochement était tentant, sans preuves, il ne valait rien.
[…]
Finalement, ils n’étaient pas tous aveugles.
Un seul. Parmi la génération ayant succédé à LeRoir, un seul d’entre eux avait les yeux fonctionnels.
Bien qu’il n’ait jamais rien publié, ces notes expérimentales sont suffisamment ordonnées pour être exploitables.
Ce dernier, par un coup du sort, récupéra les sorts expérimentaux de LeRoir. Et il en étudia la composition. Pour être plus précise, il en étudia la partie commune.
… J’hésite encore à catégoriser cela comme du génie, ou une pure perte de temps, mais une fois la partie commune des sorts expérimentaux de LeRoir disséquée, il se mit a faire de même avec tous les sortilèges dont il avait connaissances. Et il est allé jusqu’à faire de même avec des sorts étranger.
Et, étonnamment, il réussi en effet à exposer des parties invariables.
Sauf que ces parties étaient inexploitables. Quel intérêt peut avoir un morceau de lettre. Une lettre entière, à la rigueur, mais un simple morceau ?
[…]
C’était juste un fou.
Avec ces bouts de lettres, il réussit à bricoler un simple sort d’injection de mana sanguin. Le tout dirigé vers une lanterne fonctionnant au mana rudimentaire.
Et pourtant n’importe quelle Races injectant du mana pouvait allumer la lanterne.
Même un gobelin. Même un Rahours.
J’ai accorder bien trop de crédit à ce savant. Bien que sa documentation soit bonne, il semblerait que ces résultats soit falsifiés.
Il suffit juste de le prouver, sa documentation le permet.
[…]
Cela fonctionne.
J’ai reconstruit son modèle de lanterne en suivant à la lettre ses instructions. Que ce soit pour la lanterne en elle même ou le sortilège utilisé.
Et cela fonctionne. Avec moi, une humaine. Avec le Doyen, un Elfe. Avec le forgeron de la ville, un Nain. Avec une bête sauvage doué de faculté magique. Cela a fonctionné.
Mais cela n’a pas fonctionné avec une dryade. J’avais donc raison quand à la nature du mana des dryades.
Avec mon confrère m’ayant assister à reconstituer cette lanterne, nous avons pris la décision de la nommer d’après ce successeur officieux de LeRoir : La Lanterne de Férat.
Pour les données de l’expérience, consulter les annexes de l’ouvrage, ou référer vous à l’article publié par l’Institut sur ce sujet.
Du pouvoir Divin
J’ai toujours, et continuerais, à critiquer les religions incapable de démontrer l’existence de leur Dieu.
Cependant, afin de ne pas m’abaissé à leur niveaux, je me dois de parler du sujet qu’est le pouvoir divin.
Indépendamment de l’existence des divinités, il est indéniable que les hommes de foi sont capable de prouesse qui ne peuvent être expliquer avec nos connaissance sur la magie.
Je conclurais donc ce passage avec ce doute : Pourquoi certains individu, n’étant pas des hommes de foi, arrivent à reproduire des effets proches de ces derniers ?
Postface
J’ai dédié trente ans de ma vie à la rédaction de cet ouvrage. Malgré tout ce temps passé, je le dédie malgré tout à ma très chère pupille qui ne put jamais connaitre les joies de la recherche : Maria.
Cet ouvrage ayant été publié il y a maintenant de nombreux siècles, certaines nomenclatures ont évolué. Afin de conserver l’intégrité du texte, nous avons laissé les anciens termes tel quels.
Actuellement, les termes utilisés sont les suivants :
Mana sève : Manève
Mana sanguin : Manguin
Si vous souhaitez approfondir votre compréhension des phénomènes régissant Asplan, nous vous conseillons de consulter les entrées suivantes :
*De la différence de manguin entre les individus, de l’Archimage Reisioval
La Grâce Divine, Don ou phénomène, du moine Pierre Rethner