Le Calendrier chronostelle est un calendrier conçu par le Scriptorium de Furarta afin d’instaurer une correspondance référentielle entre les divers systèmes calendaires rencontrés lors de la réalisation de l’Atlas d’Asplan.
Lorsqu’il entreprit de cartographier le Monde entier, le Scriptorium n’avait pas encore conscience de l’un des plus grands obstacles auxquels il serait confronté : les différences de correspondance entre les multiples systèmes calendaires des Races et Civilisations documentées.
Si certains se basaient sur des phénomènes observables relativement constants, d’autres faisaient montre d’une créativité bien plus problématique dans leur manière de consigner le temps.
Règnes, saisons, marées, migrations, catastrophes locales, fondations de villes, cycles religieux ou lignées dynastiques : à mesure que l’Atlas progressait, l’établissement de correspondances chronologiques fiables devint progressivement impossible sans la mise en place d’un référentiel commun.
Afin de pallier à cette problématique, les chroniqueurs troquèrent leurs plumes pour des abaques.
Différentes solutions furent envisagées.
L’une d’entre elles consistait à référencer l’ensemble des calendriers selon les jours, ces derniers présentant une durée identique partout à la surface d’Asplan.
Cette méthode fut cependant rapidement abandonnée lorsqu’il fut rappelé que nombre de Races du Souterrain demeuraient entièrement étrangères à ce concept.
Une autre tentative chercha à établir une chronologie universelle unique.
Elle échoua à son tour lorsqu’il devint impossible de déterminer quel événement pourrait légitimement constituer « l’an zéro » d’un monde aussi vaste qu’Asplan, mais aussi devant l’absurde grandeur des dates.
La solace vint lorsque l’un des érudits rencontra le Conclave Astronomique d’Eleya.
Parmi les nombreux travaux qu’il transmit, l’un d’entre eux attira particulièrement l’attention : les astres chroniques et leurs cycles réguliers.
Contrairement aux dynasties, aux saisons ou aux calendriers culturels, les chroniques présentaient l’avantage d’être observables partout dans le Monde et indépendants des Civilisations qui les étudiaient.
Bien que certains aient avancé que, tout comme le concept de jour, celui des chroniques demeurait largement étranger aux Civilisations du Souterrain, la présence fréquente de plafonds rocheux constellés de pierres lumineuses permit finalement d’établir une correspondance sémantique acceptable.
Caractéristiques
Le calendrier chronostelle se base sur les cycles des astres chroniques afin d’établir de grandes périodes historiques ainsi qu’un référentiel commun permettant la correspondance entre les différents calendriers documentés par le Scriptorium.
Il repose sur les principes suivants :
Définition d’une journée
Malgré les difficultés évidentes que pose le Souterrain, le Scriptorium choisit d’appliquer un système chronologique uniforme à l’ensemble des Civilisations référencées dans l’Atlas.
Ainsi, une « journée » fut définie comme la période séparant deux débuts successifs d’illumination du Ciel.
Les chronologies souterraines furent ensuite converties selon des périodes de durée équivalente.
Définition d’un mois
Après de longs débats, il fut décidé de conserver la convention du calendrier d’Arim.
Ainsi, un mois fut fixé à trente journées, lui-même divisé en trois semaines.
Définition d’une année
Afin d’établir une année de référence exploitable à l’échelle du Monde, le Scriptorium choisit de se baser sur une observation empirique des variations saisonnières d’Asplan.
Qu’importe les biomes, l’altitude ou les particularités géographiques locales, le Monde semble suivre un rythme thermique général : une période plus chaude à l’un des extrêmes du cycle saisonnier, et une période plus froide à l’autre.
Après compilation des relevés accumulés au fil des expéditions, les chroniqueurs en tirèrent une tendance générale :
Un cycle saisonnier moyen semble durer entre trois cent trente-deux et trois cent quatre-vingt-sept journées.
Par souci de simplification, ainsi que pour maintenir une cohérence avec la division mensuelle retenue, l’année chronostelle fut finalement fixée à trois cent soixante journées.
Cas des sept mois et vingt-deux jours
Les sept mois et vingt-deux jours résiduels composant un cycle chronique complet posèrent rapidement un problème dans l’établissement des correspondances calendaires générales.
Après de nombreux débats, il fut finalement décidé que cette durée, relativement faible à l’échelle d’un cycle complet, servirait de période intercalaire.
Ainsi, entre deux astres de référence successifs, le calendrier chronostelle insère une année intercalaire portant les désignations des deux chroniques qu’elle sépare.
Bien que cette période ne dure en réalité que sept mois et vingt-deux jours, elle est conventionnellement comptée comme une année complète dans les tables de correspondance.
Avec le temps, ces périodes intercalaires furent également utilisées afin d’absorber les décalages saisonniers progressivement observés à travers le Monde, certaines d’entre elles se retrouvant ainsi légèrement plus longues ou plus courtes que d’autres.
Fonctionnement
Le calendrier chronostelle établit ses périodes selon l’ordre d’apparition des astres chroniques servant de référence.
Chaque période tire son nom d’une tradition locale ayant déjà désigné l’astre concerné, le choix final étant laissé à l’appréciation du Premier Chroniqueur.
Lorsqu’un calendrier étranger ne possède pas de correspondance directe avec le référentiel chronostelle, les chroniqueurs cherchent d’abord à convertir ses unités les plus fondamentales selon la durée standardisée de la journée.
À partir de cette base, les durées plus larges, saisons, hivers, règnes ou cycles locaux, peuvent être progressivement retranscrites selon les conventions mensuelles et annuelles du calendrier.
Avec la collaboration du Conclave, le Scriptorium put identifier avec précision la trentaine d’astres chroniques les plus récents, leur permettant ainsi de couvrir une très grande plage des histoires encore racontées et actuelles.
Bien qu’ils ne soient pas utilisés dans les correspondances courantes, les dix premiers chroniques sont eux aussi connus du Scriptorium.
Finalement, bien qu’il ait permis d’établir une correspondance entre de nombreux systèmes calendaires, le calendrier chronostelle demeure très rarement utilisé au quotidien en dehors de certains cercles spécialisés, son utilisation nécessitant le recours constant à des tables de correspondance.
Tables de correspondance
Pour les lecteurs avides de détails, nous vous redirigeons vers cette entrée : Table de correspondance du calendrier chronostelle.
Quant à ceux souhaitant tenter leurs chances, nous vous invitons à parcourir : Chronologie Générale d’Asplan.
Le Scriptorium étend ses remerciements au Conclave pour sa coopération dans l’établissement des tables de correspondances et du calendrier en général.